L’Initiative pour la Protection des Droits Humains et la Réinsertion (IPDHOR) condamne avec la plus grande fermeté les menaces, actes d’intimidation et de harcèlement dont est victime Monsieur Nkongolo Mukendi, habitant de Mbujimayi et militant du mouvement citoyen LUCHA RDC, depuis le 7 juillet 2026.
Selon les informations documentées par notre organisation, ces menaces sont intervenues à la suite d’une publication diffusée sur ses réseaux sociaux appelant à la mobilisation citoyenne contre toute tentative de changement ou de modification de la Constitution de la République démocratique du Congo. Cette prise de position, exprimée de manière pacifique et dans le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution, aurait été mal perçue par certains dignitaires ainsi que par des personnes se réclamant du parti politique UDPS.
Ces actes constituent une grave atteinte aux libertés d’expression, d’opinion et d’association, pourtant garanties par la Constitution de la RDC ainsi que par les instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par le pays.
À la suite de ces menaces répétées, Monsieur Nkongolo Mukendi serait aujourd’hui contraint de vivre dans la clandestinité afin de préserver son intégrité physique et sa sécurité, une situation particulièrement préoccupante pour un défenseur des droits humains exerçant pacifiquement son engagement citoyen.
Face à cette situation, l’IPDHOR dénonce avec la plus grande vigueur ces actes d’intimidation et rappelle que nul ne devrait être menacé, harcelé ou persécuté pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression.
En conséquence, l’IPDHOR recommande :
- Au Gouvernement de la République démocratique du Congo de prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la protection de Monsieur Nkongolo Mukendi, ainsi que de tous les défenseurs des droits humains exposés à des menaces.
- Aux autorités judiciaires d’ouvrir une enquête indépendante, impartiale et diligente afin d’identifier les auteurs de ces menaces et de les traduire en justice conformément à la loi.
- Aux autorités politiques de veiller au respect des libertés publiques et de s’abstenir de toute forme d’intimidation ou de discours susceptible d’encourager des violences contre les acteurs de la société civile.
- Aux organisations nationales, régionales et internationales de défense des droits humains, ainsi qu’aux partenaires de la RDC, de suivre de près cette situation, de renforcer les mécanismes de protection des défenseurs des droits humains et d’interpeller les autorités congolaises afin qu’elles respectent leurs obligations nationales et internationales en matière de protection des libertés fondamentales.
L’IPDHOR réaffirme son engagement à documenter toute violation des droits humains et à poursuivre son plaidoyer en faveur de la protection des défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo.
Fait à Kinshasa, le 06 août 2026
Pour l’IPDHOR
Le Directeur exécutif


