Les organisations AFREWATCH, IPDHOR, IBGDH et CAJJ ont organisé une table ronde sur le processus de délocalisation, d’indemnisation et de réinstallation des communautés locales affectées par les activités minières dans la province du Lualaba.
Cette rencontre a réuni les communautés affectées, les entreprises minières, la Commission provinciale de la délocalisation, les services étatiques compétents, ainsi que plusieurs organisations de la société civile, dans un cadre d’échanges visant à placer les droits des communautés au centre du processus de délocalisation.
L’objectif principal de cette initiative était de procéder à une évaluation participative du processus en cours, d’identifier les insuffisances structurelles, les défis persistants et de promouvoir les bonnes pratiques conformes aux normes nationales et internationales en matière de droits humains.
Au cours des discussions, les communautés locales, appuyées par les organisations de la société civile, ont mis en évidence plusieurs irrégularités majeures, notamment en ce qui concerne la compensation des terres, l’absence d’indemnisations justes et effectives, les conditions de réinstallation souvent inadaptées, ainsi que le non-respect des droits fondamentaux des personnes affectées par les projets miniers.
La participation du ministre provincial de l’Agriculture et des Affaires foncières, également président de la Commission provinciale de la délocalisation, a permis un échange direct avec les parties prenantes. Celui-ci a reconnu l’existence de défis et de limites dans la mise en œuvre du processus et s’est montré réceptif aux préoccupations et recommandations formulées, annonçant la poursuite des discussions au cours de la première journée des travaux.
Les entreprises minières présentes ont exprimé leur disponibilité à améliorer leurs pratiques, tout en réaffirmant leur engagement à se conformer au cadre légal en vigueur et au respect des droits des communautés locales.
Toutefois, les organisations signataires soulignent que des efforts substantiels restent nécessaires pour garantir des processus de délocalisation transparents, inclusifs et respectueux des droits humains, permettant d’assurer une compensation équitable, une indemnisation effective et une réinstallation digne, durable et socialement acceptable pour les communautés affectées.